Attention : cet entretien révèle plusieurs éléments importants de Flush, y compris certaines péripéties et le destin de plusieurs personnages. Si vous ne savez rien du film et souhaitez le découvrir totalement vierge, je vous conseille de vous arrêter ici. Revenez après la projection : l’interview ne bougera pas.
Un homme, des toilettes turques et beaucoup de très mauvaises décisions
Pour ceux qui ont déjà vu l’affiche, le point de départ de Flush n’est plus vraiment un secret. Luc, interprété par Jonathan Lambert, est un junkie à la dérive qui tente de reconquérir son ex-compagne et de sauver ce qu’il reste de sa famille. Il va malheureusement avoir la très mauvaise idée de se retrouver mêlé à une histoire de drogue dans les toilettes d’un bar, avant de finir avec… la tête littéralement coincée dans des toilettes turques.
Et ce n’est que le début.
Premier long métrage de Grégory Morin, écrit par son complice de longue date David Neiss, Flush est un huis clos de 70 minutes qui transforme quelques mètres carrés de sanitaires en terrain de jeu cinématographique. Comédie noire, survival, thriller, film gore, drame familial et monument de mauvais goût parfaitement assumé : le film réussit surtout l’exploit de constamment trouver une nouvelle manière d’aggraver la situation de son pauvre héros. Le Festival Fantasia le décrivait d’ailleurs comme un mélange de délire, d’humour noir et de cinéma particulièrement inventif, tandis que L’Étrange Festival soulignait ses affinités avec les polars coréens violents et absurdes chers à Grégory Morin.
Je l’ai personnellement vu trois fois en avant-première, et le plaisir est resté intact. Ce qui est plutôt bon signe pour un film reposant sur un concept que l’on pourrait croire épuisé au bout de vingt minutes.
Pas vraiment un one-man-show
Même si Jonathan Lambert passe une bonne partie de Flush dans une position qui limite quelque peu ses possibilités de déplacement, le film n’est surtout pas un one-man-show. Autour de lui gravite une petite galerie de personnages parfaitement adaptée à la folie ambiante.
Rémy Adriaens interprète Dindon, le dealer qui a la mauvaise surprise de découvrir Luc un peu trop près de sa cachette. Elliot Jenicot est Sam, propriétaire du bar, patron de Dindon et individu dont on comprend très rapidement qu’il vaut mieux éviter de contrarier.
Et puis il y a Élodie Navarre, dans le rôle de Valentine — Val —, l’ex-compagne de Luc.
On l’entend avant de réellement la découvrir, puis le personnage prend progressivement une place inattendue dans le film. Drôle, paumée, agressive, vulnérable, imprévisible et particulièrement badass lorsque la situation l’exige, Val constitue beaucoup plus qu’un simple contrepoint féminin au personnage de Jonathan Lambert. Et sans trop en dévoiler ici, certaines de ses réactions face à des événements particulièrement atroces font partie des moments qui me font encore rire après trois projections.
Le tour du monde des toilettes
Depuis sa première mondiale au Fantasia International Film Festival de Montréal le 27 juillet 2025, Flush a connu une carrière festivalière assez hallucinante. Les deux séances Fantasia avaient affiché complet et le film y a remporté le Gold Audience Award du meilleur long métrage international.
Puis les toilettes turques de Grégory Morin ont commencé à voyager.
Le film est notamment passé par FrightFest au Royaume-Uni, L’Étrange Festival — où il effectuait sa première française —, Sitges, où il remporte le prix du public Midnight X-Treme, TOHorror à Turin, Razor Reel en Belgique, qui lui attribue son Young Blood Award, et TerrorMolins, où il repart avec le prix du meilleur film, celui de la meilleure interprétation pour Jonathan Lambert et le prix du public. Il passe ensuite par le PIFFF à Paris, avant de poursuivre sa route en 2026 avec Premiers Plans d’Angers, Gérardmer, les Hallucinations Collectives à Lyon — nouveau prix du public —, le BIFFF à Bruxelles et encore le Fantastic Film Festival Australia.
Au printemps 2026, le BIFFF annonçait déjà 25 sélections à travers le monde. À ce rythme-là, il va bientôt devenir difficile de voir l’illustration originale sur l’affiche : les lauriers de festivals commencent à prendre plus de place que Jonathan Lambert et ses toilettes.
Et les prix se sont également accumulés : Fantasia, Sitges, TerrorMolins, Razor Reel, TOHorror, Hallucinations Collectives… Le petit film fabriqué avec des moyens très limités aura donc eu une vie internationale assez extraordinaire. Il a même trouvé un distributeur américain, Dark Sky Films, dès novembre 2025, alors qu’il n’avait encore aucune sortie française annoncée.
La situation a heureusement changé depuis : Flush sortira en salles en France le 9 septembre 2026, distribué par Shadowz.
Rencontre avec Élodie Navarre au PIFFF
C’est au Paris International Fantastic Film Festival, en décembre 2025, que j’ai réalisé cet entretien. Le film venait d’être projeté au Max Linder Panorama, en présence d’Élodie Navarre et de Grégory Morin.
Après le Q&A, Élodie a gentiment accepté de répondre à mes questions, juste avant que j’interviewe à son tour Grégory Morin. Nous avons parlé de la construction de Val, de cette curieuse manière de faire surgir la comédie au milieu d’événements atroces, du travail de Jonathan Lambert, de la réception phénoménale du film dans les festivals… mais aussi de la difficulté persistante du cinéma de genre français à dépasser le cercle des initiés.
Et puisque Flush est le premier long métrage de Grégory Morin, souhaitons évidemment qu’il soit le premier d’une longue série.
Voici donc Élodie Navarre.
Val : « Elle joue les badass, mais au fond elle est totalement perdue »
Pour commencer, peux-tu présenter ton personnage dans Flush ?
Je joue Val, l’ex-fiancée de Luc. Ce sont deux parents un peu junkies auxquels on a retiré la garde de leur enfant. Leur fille a été placée en foyer et Val travaille dans un bar. Elle se défonce beaucoup et elle va devoir sauver son ex, dont la tête est coincée dans des toilettes turques et qui n’arrive plus à ressortir. Elle va donc essayer de l’aider.
Ce qui est intéressant, c’est qu’on entend d’abord sa voix avant de réellement la découvrir. Puis son passé avec Luc se précise progressivement à travers les dialogues, puisque le film se déroule pratiquement en temps réel. Val paraît extrêmement dure, presque badass, mais on comprend assez vite qu’il s’agit aussi d’une carapace. Comment as-tu construit le personnage ? As-tu cherché à imaginer tout son passé ?
J’ai fait exactement ça. J’ai décidé que c’était une fille tellement mal avec elle-même que la drogue fonctionnait comme une sorte de carapace. Elle joue les badass, mais au fond, on sent une fille totalement perdue. On apprend progressivement qu’on lui a retiré la garde de son enfant. Mais si tu joues directement tout cela, tu tombes immédiatement dans quelque chose de très sombre.
Comme nous voulions conserver la comédie, j’ai donc beaucoup utilisé le déni. Elle va parler du rat, de son patron, de tout un tas de choses plutôt que de parler de ce qui la blesse réellement. Grâce à la drogue, elle parvient à nier ce qu’elle est véritablement en train de vivre. C’est ce qui m’a permis de conserver le registre comique, parce que si je jouais réellement tout ce qui lui arrive et tout ce qu’elle est, là, nous étions dans un drame.
Rire devant une oreille coupée
C’est la troisième fois que je vois le film et je ris toujours aux mêmes endroits. Il y a notamment un énorme travail sur tes expressions et tes regards. Lorsque l’oreille est coupée, par exemple, ton expression me fait éclater de rire, puis Val réagit presque comme si ce n’était pas très grave : on va la recoller ! Comment avez-vous travaillé ce décalage face à des situations aussi extrêmes ?
En décidant de prendre l’angle du déni, tu peux justement jouer des choses qui ne sont pas réalistes. Au lieu de réagir comme quelqu’un réagirait véritablement devant une oreille coupée qui tombe par terre, j’essayais de trouver une expression ou une réaction presque inverse. On a beaucoup travaillé sur cette idée de toujours jouer le contraire.
Ce qui était très agréable, c’est que Greg me proposait de faire plusieurs prises très différentes. Ensuite, au montage, s’il avait besoin de quelque chose de plus dramatique, de plus comique ou situé quelque part entre les deux, il pouvait choisir. J’ai pu lui proposer beaucoup de choses parce qu’il est vraiment ouvert aux propositions. Lui donne une ligne générale et, comme le scénario est très bien écrit, je me suis dit : tant qu’à faire, autant lui proposer le maximum de choses. Comme ça, il avait le choix au montage.
Le chewing-gum, la nervosité et la « petite fille »
Tu as maintenant découvert le montage terminé. As-tu été surprise par les choix de Grégory Morin parmi tout ce que tu avais proposé ?
J’ai évidemment vu ce qui avait été coupé parce que je me souvenais de certaines propositions qu’il n’avait finalement pas gardées. J’avais même un carnet dans lequel je notais les différentes choses que je voulais lui proposer.
Le chewing-gum, par exemple, était quelque chose d’important pour moi. C’était un élément auquel Val se raccrochait beaucoup. Je crois que Greg en a retiré pas mal au montage. Il y avait aussi de petits objets avec lesquels je jouais, que je faisais rouler entre mes doigts… ce genre de détails.
Juste avant le tournage, j’avais rencontré une toxicomane pour lui demander dans quel état elle pouvait se trouver, si elle avait réellement conscience de son propre état. Elle m’avait beaucoup parlé d’une nervosité permanente. Or jouer la nervosité pendant toute la durée d’un film peut rapidement devenir compliqué. J’ai donc essayé de la faire passer dans le chewing-gum ou dans la gestuelle.
Cela donnait ensuite à Greg plusieurs possibilités pour fabriquer Val au montage : parfois énervée, nerveuse, accablée, et à d’autres moments presque très « Barbie ». Elle possède aussi quelque chose d’une petite fille. J’aimais beaucoup ces petits éléments enfantins. Lorsque j’ai découvert le résultat, je me suis dit : « Ah, c’est génial ! » Il avait pris un peu de tout ce que je lui avais concocté dans ma chambre avant le tournage.
Quand la comédie doit soudain disparaître
Le film est très satirique, très humour noir, puis arrive soudain un véritable moment émotionnel. Val craque et reconnaît notamment qu’elle n’est pas suffisamment bien pour sa fille. Comment as-tu abordé cette rupture de ton ?
Je savais que Greg aimait les ruptures de ton. Et il y avait également quelque chose d’essentiel : si les personnages restent constamment dans le déni, tu ne peux pas réellement t’attacher à eux. À un moment, tu es obligé de les voir craquer. Dans la vie aussi, quand tu ne vois jamais les gens craquer, il manque quelque chose.
Il fallait donc ce moment où Val comprend qu’elle n’y arrive tout simplement pas et où elle accepte enfin de l’admettre. Là, tu ne peux pas faire de comédie. Tu es obligée de le dire sincèrement.
Mais justement, le fait d’avoir cette scène permet d’être dans le déni pendant tout le reste du film.
Ce qui est passionnant lorsqu’on travaille sur un personnage comme ça, c’est de construire son arc. Au cinéma, on ne tourne évidemment jamais les scènes dans l’ordre. Si je connais précisément l’arc du personnage, je sais à quel moment je vais proposer telle ou telle chose.
Moi, j’ai ma cuisine interne. Ensuite, je découvre ce que le réalisateur a choisi de garder. J’avais appuyé certains éléments dont Greg ne voulait finalement pas, et en voyant le film j’ai constaté qu’il les avait retirés.
Jonathan Lambert : « Il m’a bouleversée »
En tant que spectatrice, arrives-tu maintenant à te détacher de ta propre performance pour simplement regarder le film ? Personnellement, je trouve la performance de Jonathan Lambert exceptionnelle. Il y a des moments où l’on ressent presque physiquement ce qui arrive à Luc. Quelles scènes t’ont le plus marquée ?
Ce qui m’a énormément marquée, c’est que nous avons parfois tourné le champ et le contrechamp avec un an d’intervalle. Lorsque je suis au-dessus de lui, mes plans ont été tournés pendant la première période. Et lorsqu’il me répond, cela a été tourné un an après.
Je ne voyais donc pas nécessairement ce qu’il faisait ni ce qu’il ressentait. Finalement, c’était presque comme lorsque tu parles à quelqu’un sans réellement écouter sa réponse. Et je pense que si j’avais eu directement son émotion sous les yeux, je n’aurais pas réussi à conserver le même ton, parce qu’il est extrêmement émouvant.
Moi, il m’a bouleversée.
Et cette scène de fin… Elle est complètement folle. Ce qu’il fait notamment avec sa voix est incroyable.
Un petit film devenu gros phénomène de festivals
Que penses-tu de l’accueil réservé au film dans tous ces festivals ? Il commence seulement sa carrière et il a déjà voyagé énormément, gagné des prix, parfois devant des productions beaucoup plus importantes. Pour un film fabriqué avec très peu de moyens, c’est assez incroyable.
Ça me réjouit énormément parce qu’il faut imaginer que nous avons fait ce film avec trois francs six sous. Ils ont réellement réussi à le monter à la force de leur conviction, en convainquant les gens de les aider à le terminer.
Alors voir aujourd’hui qu’il touche le public… Ça me bouleverse. Parce que si les gens savaient réellement d’où le film est parti, ils comprendraient à quel point c’est extraordinaire d’avoir réussi à l’emmener jusque-là.
Et je trouve tout à fait normal que les spectateurs le trouvent incroyable !
Le spin-off de Val ?
Je vais te l’avouer : j’adore Val et j’ai été un peu triste de son destin. Je me suis même dit qu’on pourrait faire un spin-off racontant ses origines, quelques années avant Flush. On pourrait découvrir Luc et Val au sommet de leur folie de junkies avec leur enfant…
[Rires] Oui, ce serait assez génial !
Je vais en reparler à Greg. Il faut qu’il fasse ça !
[Rires]
Flush dans sa filmographie
Comment situes-tu Flush dans ta propre filmographie ? Tu as évidemment déjà joué beaucoup de personnages différents, mais Val est quand même assez particulière…
Une junkie, je crois que c’était la première fois ! [Rires] Des filles un peu pétées du casque, j’en ai fait pas mal. Des filles dans le déni, pas mal aussi.
Mais vraiment dans un huis clos, c’était mon premier.
« Non seulement Flush va marcher, mais il sera culte »
Est-ce que tu penses que Flush est destiné à devenir un film culte, dont on parlera encore dans plusieurs années ?
Oui.
Cela m’est déjà arrivé avec certains films. Par exemple Mes amis, le premier long métrage de Michel Hazanavicius. C’était un film tourné dans l’univers d’une sitcom, avec un humour très particulier, et c’est devenu un film culte auprès de ceux qui l’ont découvert.
Il y a aussi Philibert de Sylvain Fusée. Le film n’a pas vraiment marché à sa sortie mais il a fini par devenir culte, avec Jérémy Renier, Manu Payet, Alexandre Astier et toute une ribambelle d’acteurs géniaux.
Pour Flush, je pense que ce sera différent : non seulement il va marcher, mais en plus il sera culte.
Pourquoi le cinéma de genre français reste-t-il une niche ?
Lorsque nous parlions avant l’interview, je te racontais que Flush avait déjà trouvé un distributeur américain alors qu’il n’avait pas encore de distributeur français. Toi qui travailles depuis longtemps dans le cinéma français, comment expliques-tu cette difficulté persistante du cinéma de genre à être distribué et véritablement mis en avant en France ?
Je vais te donner un exemple extrêmement simple. Les amis qui sont venus avec moi ce soir m’ont dit : « Nous ne serions jamais allés voir ce film si tu n’avais pas joué dedans… et on adore ! »
Je pense donc qu’il s’agit beaucoup d’un manque de curiosité, mais surtout d’un manque de communication. On communique énormément sur certains films, certains réalisateurs ou certains acteurs. Mais pour ces petits films-là, puisqu’on les considère comme des films de niche, ce sont toujours les mêmes personnes qui les voient et qui s’en parlent entre elles.
Ça ne s’ouvre pas suffisamment au grand public. Le grand public soit n’y pense pas, soit ne sait même pas que ces films existent.
Mais je t’assure que j’ai invité ce soir uniquement des gens qui ne font pas partie de cet univers et ils ont été bluffés.
Donc pour moi, c’est simplement un problème de curiosité ou de communication.
Penses-tu que si exactement le même film avait été tourné en anglais, il aurait plus facilement été acheté et mis en avant par une plateforme comme Netflix ou Amazon ?
Flush n’est qu’au début de sa vie.
Tu vas voir : des interviews comme celle-là, on va finir par en faire dans tous les pays du monde ! [Rires]
Après Flush, retourner vers le cinéma de genre ?
Est-ce que cette expérience te donne envie de refaire du cinéma de genre, éventuellement avec des moyens plus importants ? Et pourquoi pas du cinéma d’action ? Parce que Val possède vraiment quelque chose d’une héroïne badass qui pourrait presque, dans un autre univers, devenir une Ripley dans Alien.
Oui, ce genre de personnage me plaît beaucoup. Mais tu sais, je fais énormément de théâtre, donc le cinéma est aussi pour moi une sorte de récréation.
Sur un plateau, tu proposes des choses, mais tu ne sais absolument pas comment le réalisateur va te découper au montage ni ce qu’il restera finalement de toi. C’est quelque chose qui m’amuse énormément, et ce qui me plaît surtout, c’est justement de pouvoir proposer des personnages complètement délirants.
Il y a d’ailleurs une expression de Val qui me fait particulièrement rire : « T’inquiète ! » C’était dans le scénario ou tu l’as développée pendant le tournage ?
C’était dans le scénario… mais j’en ai peut-être rajouté quelques-uns ! [Rires]
Et merci pour ton enthousiasme, parce que ça me touche beaucoup.
C’est totalement sincère. Merci beaucoup !
Merci à toi.
Interview : Frédéric Ambroisine
Élodie Navarre — Paris International Fantastic Film Festival, décembre 2025
Entretien réalisé après la projection de Flush au Max Linder Panorama.
Épilogue : quelques mois plus tard…
Lors de notre entretien, Élodie Navarre évoquait également un projet théâtral autour de Les Figurants, première pièce de Delphine de Vigan, mise en scène par Valérie Donzelli et alors en préparation pour Avignon. Le projet a manifestement évolué depuis : la création a finalement été présentée à La Scala Provence en juillet 2026 avec une distribution qui ne comprend plus Élodie Navarre.
Quant à Flush, sa prédiction n’a pas encore eu le temps d’être totalement vérifiée — il faudra attendre quelques années pour savoir si le mot « culte » lui colle définitivement à la peau — mais une chose est déjà certaine : le film est passé d’un minuscule huis clos fabriqué avec presque rien à un phénomène de festivals sélectionné plus de vingt-cinq fois à travers le monde, bardé de prix du public et vendu à l’international.
Et, surtout, il va enfin être possible de le découvrir sans courir les festivals : sortie française le 9 septembre 2026, chez Shadowz.
Pour ceux qui n’ont toujours pas vu Flush, il ne vous reste donc plus beaucoup de temps avant de comprendre pourquoi une tête coincée dans des toilettes turques peut tenir un film pendant 70 minutes.

